SHORT STATMENT

During her studies, Elma Riza sketched the first themes, which are still present in her work today. Through photo and video work she explores the urban landscape, bringing it back to the status of a character. The landscape then became the main character of her fictions.

Elma Riza’s work is strongly impregnated with a minimal aesthetic and the poetry of simple forms. Between 2014 and 2019, her research will focus on the possibilities of a spatialization of these forms and their graphic potential in relation to the body within the framework of performative installation, realized site specific. To this end, she will use materials such as tape, chalk or thread, with which she will redesign, like a drawing, the exhibition spaces.

The question of the landscape remains omnipresent in her approach, whether it is an abstract landscape, an architectural landscape or a “wild” landscape.
From 2019, she will orient her approach around this theme through different mediums, bringing the viewer to reflect on the actual transformation of our environment, of our cartography, of our personal and daily landscape.

“If the landscape is a scenography or a picture in which our culture is expressed, we can also think that the landscape is a veil that can hide the world of other cultures from us or that can, on the contrary, show us the point of contact between our culture and the others. To look at the landscape then means to look for this border and to stop on the threshold of our knowledge: it becomes a way of looking beyond ourselves, of trying to see or glimpse what is behind the painting, behind the scenography, what we never wanted to know.” (Antonioni. Character landscape, by Sandro Bernardi,
2006)


Durant ses études Elma Riza esquisse les premières thématiques, qui se retrouvent encore aujourd’hui dans son travail. Par un travail photo et vidéo elle explore alors le paysage urbain, le ramenant au statut de personnage. Le paysage devenait alors le personnage principal de ses fictions.

Le travail d’Elma Riza est fortement imprégné d’une esthétique minimale et de la poésie des formes simples. Entre 2014 et 2019, elle sa recherche se portera sur les possibles d’une mise en espace de ces formes et de leur potentiel graphique en relation avec le corps dans le cadre d’installation performative, réalisées “in situ”. A ses fins elle utilisera des matériaux tel que le scotch, la craie ou encore le fil, avec lesquels elle redessinera les espaces d’exposition.

La question du paysage reste omniprésente dans sa démarche, que ce soit un paysage abstrait, un paysage architectural ou encore un paysage “sauvage”.
Dès 2019, elle orientera sa démarche autour de ce thème à travers différents médiums, amenant le spectateur à réfléchir sur la transformation actuelle de notre environnement, de notre cartographie, de notre paysage personnel et quotidien.

« Si le paysage est une scénographie ou un tableau dans lequel s’exprime notre culture, nous pouvons aussi penser que le paysage est un voile qui peut nous cacher le monde des autres cultures ou qui peut au contraire nous montrer le point de contact entre notre culture et les autres. Regarder le paysage signifie alors chercher cette frontière et s’arrêter sur le seuil de notre savoir : cela devient une manière de regarder au-delà de soi-même, de chercher à voir ou entrevoir ce qui est derrière le tableau, derrière la scénographie, ce que nous n’avons jamais voulu connaître. » (Antonioni. Personnage paysage, de Sandro Bernardi, 2006)


Video Portrait © LayLay_IMAGES production, 2020


Rencontre avec Les Débutantes _ Interview 2019